Dernières Nouvelles 2011
<> Soirée Australie - 28 octobre 2011

Une soirée la tête en bas !

En ce 28 octobre 2011 ,l´occasion nous est donnée de quitter le Palatinat en décollant pour l´Australie tout en restant sur sa chaise dans l´ambience douillette d´un petit resto sympa de Spire.Qui n´a pas rêvé, en regardant certains films ou documentaires ,de découvrir ce grand continent :7.692.030 km2 pour 22.342.400 habitants(juin 2010).Sa superficie permettrait d´englober l´Europe allant du Portugal à Moscou.

Claude Chapat et sa femme ont accumulé ,au cours de plusieurs voyages en Australie, de nombreuses photos que commente Claude (carte à l´appui) en nous faisant découvrir des paysages variés mélant l´anecdote au détail historique ou scientifique.

Pendant plus de deux heures nous  sommes entrainés du Parc National de Kakadu à celui de La Grande Barrière de récifs ,en passant par Sydney,Camberra ;Melbourne,et Adelaide.Il est aussi  question d´histoire avec l´arrivée des premiers colons venus d´Europe comme les déportés de Grande Bretagne ou des pionniers du nord de l´Allemagne,de la culture arborigène,du mode de vie et du coût,de la flore et la faune,de l´agriculture comme la culture de la canne à sucre ou la vigne…

L´histoire de l´Australie reste liée à celle de l´Europe comme le montrent les immenses monuments rappelant le sacrifice des soldats australiens  pendant la Première et Deuxième Guerres. Cerise sur le gâteau, Anne Chapat fait une démonstration au Didgeridoo,simple branche d´eu-calyptus percée par les termites et dont les Arborigènes tirent des sons étranges imitant les bruits de la nature.

La soirée se termine sur un rythme endiablé de »Bushdance »auquel se risquent  quelques téméraires Au menu il n´y  avait pas de « witchety grubs »(*)ni de steak de kangourou ou de crocodile et le retour se fait sans décalage horaire

(*) gros vers blancs très riches en proteines dont les Arborigènes sont très friands.

Serge Vaillant.

   

<> Singing in the rain! (Grillparty à Ilbesheim du 19 juin)

Il faut bien le dire, rien d’une “grillparty” ordinaire : un ciel beethovénien, bas et menaçant, mettant de temps à autres ses menaces à exécution, un vent parfois rageur, dont il a fallu se garantir grâce au génie et au matériel stratégique de Serge. Un début houleux, marqué par les foudres du propriétaire voisin qui accusait (à juste titre) les organisateurs de lorgner son tas de bois sec. Mais si la météo est tenace, et les vents contraires bien obstinés, les organisateurs aussi, pas question d’annuler quoi que ce soit!

Puis, vers midi, l’illumination! Sans doute apaisés par l’odeur des steacks et des merguez, le vent s’est adouci et  les lourds nuages se sont quelque peu dissipés, laissant la place à une ambiance enjouée face au buffet de salades et desserts. Le crémant chatouillait les palais et le petit gris coulait joyeusement dans les gosiers. Tous les inscrits étaient venus, sans exeption : de Worms, de Frankenthal, de Pfaffen-Schwabenheim, de Spire, de Landau, de Karlsruhe, même de Stuttgart! Et puis le dessert : en plus des tartes, gâteaux et salades de fruits, un autre dessert, offert par Günther et son accordéon qui a enchanté les coeurs en refaisant la ronde des chansons à boire et à reboire. Alors, les chevaliers de la table ronde se sont mis à danser, le petit vin blanc, celui que l’on boit sous les tonnelles du côté de Nogent, avait fait son effet. Pour finir, la francophonie est venue clore la fête, sortie de la lourde sacoche de Yo, la poètesse badoise, qui en a profité pour dédicacer ses livres et nous parler des histoires terrifiantes du Hans Trapp ou d’une certaine demoiselle de Wissembourg! 

Alors l’endroit avait quelque chose du „petit val qui mousse“ , du “trou de verdure” chers à Raimbaud. Les rouges cerises, “les gais Rossignols, les merles moqueurs” y mettaient tous les sens en émoi, Tous “les parfums, les couleurs et les sons se répondaient”, non ce n’était pas le Grillplatz d’Ilbesheim, mais une “forêt de symboles”! 

Claude Chapat

I

 

<> De Vesoul à Gant en passant par Amsterdam !   (3 juin)

Tout s’annonçait mal en ce 3 juin : un  match de foot à la télé, une soirée estivale qui invitait à toutes les fêtes d’extérieur, des barbecues champêtres à tous les coins de jardin, des fêtes du vin dans les villages à l’entour, même une fête des chapeaux de paille et pour finir un piano qui avait disparu !  

Pourtant le miracle s’est produit, une assistance assez nombreuse avait  fait le déplacement pour écouter Philippe Huguet chanter Brel au Weinstraßen Center de Grünstadt. 

Il faut bien le dire,  Philippe Huguet a ce quelque chose qui le prédestine à chanter Brel : il est un acteur-chanteur, un musicien-comédien. Comme Brel ! Il a ce don de transmettre l’infinie tristesse de l’amoureux éconduit qui s’acharne à offrir des lilas à une ingrate. Il vous renvoie la photographie caustique d’une société figée de bons bourgeois nantis et prospères, mais tellement ridicules. Il nous a dressé en quelques mimiques toute la turpitude d’une famille « bien comme il faut » qui « bouffe la soupe froide » au grand mépris de « la toute vieille qui n’en finit pas de vibrer ».  On a croisé sur scène les gueules tragiques des marins d’Amsterdam, noyées dans la fumée des bars louches, on a même cru sentir la « morue dans le cœur des frites ». On a souffert avec Jeff qui se laisse sombrer dans sa déchéance, on a vu la Fanette s’échapper vers son destin au creux « d’une vague mourante »…

Ce n’était pas uniquement un spectacle musical, c’était une exposition de tableaux à la Bruegel avec des figures grimaçantes à la Jérôme Bosch. Ne pas oublier la partie musicale interprétée avec maestria par Christian Maurer qui a réalisé la prouesse d’exécuter, entre autres, un air de valse musette endiablé sur un piano électronique que l’on avait récupéré en toute hâte, quelques minutes avant le spectacle dans on ne sait plus très bien quelle salle de la ville! Du grand art et en plus en toute modestie. Bravo les artistes !

Merci Philippe, merci Christian, merci Jacques et à bientôt !

Claude Chapat