Le Trifels 2012

Par un jeudi de l’ascension rien ne semble plus indiqué que de monter sur une montagne. Même si le terme est peu approprié, le Trifels (altitude 494 m) n’en est pas moins un sommet si l’on en juge par son histoire.

La « Burg » qui y est installée depuis le haut Moyen-âge, à l’origine repaire inconfortable de quelque chevalier aux moeurs rudes, de simple forteresse  est devenue une « Reichsburg » qui connut au fil des siècles de multiples vicissitudes. A la fois prison du Roi Richard Cœur de Lion, point de départ d’une campagne contre les Normands, mais aussi coffre-fort des joyaux de l’Empire, sa situation géographique la prédestinait à jouer un rôle important dans l’histoire.

Aujourd’hui après moult reconstructions et aménagements les gentes dames de jadis ne s’y retrouveraient sans doute plus dans les salles qui ont été construites au cours du siècle dernier sans grand respect des plans d’origine. Qu’importe, c’est une belle balade à conseiller, même aux moins courageux des marcheurs du dimanche, la vue du haut des courtines est à couper le souffle. D’ailleurs en fixant l’Orient ne voit-on pas un grand nuage? Les plus prosaïques prétendront qu’il s’agit du panache de la centrale nucléaire de Philippsburg, les autres y verront Richard, Roi d’Angleterre, Excalibur en main, échappant à son destin de prisonnier de l’empereur HenriVI dans un immense nuage de poussière. Comme quoi tout est affaire de point de vue !

Claude Chapat